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Paris

vendredi 15 janvier 2010

LES ACTIONS DE FORMATION

Je dois faire une valorisation du matériel multimédia qui soit d'intérêt pour chaque formation. J'ai fini la base de données sur Excel et ensuite je vais me renseigner sur une chose que je ne sais pas encore faire, trouver l'utilité des logiciels pour les différentes filières.

Voici la liste des formations données par ce centre de formation.

  • MSP - Mobilisation Sur Projet
    Public jeune sorti du système scolaire classique ayant besoin de déterminer des projets personnels et professionnels. Mettre en œuvre une suite de parcours. En ce moment on fait le recrutement des stagiaires pour cette formation. Il y a environ 70 candidats pour dix postes. Le directeur lui-même fait les entretiens avec les candidats, par la plupart assez jeunes.
    • Filière Propreté
      Jeunes et adultes souhaitant travailler dans l'hygiène et le nettoyage et souhaitant obtenir les qualifications de la branche professionnelle. Cette formation est en cours.
    • Filière Vente
      Jeunes ou adultes de niveau V souhaitant obtenir le BEP Vente Action Marchande et le BAC PRO Commerce. Formation en cours.
    • ADSP – Action de développements Sociaux-Professionnels
      Volontaires, RMIstes ayant besoin de renouer des liens sociaux en vue d'un retour sur le marché du travail. A voir.
    • CPP Th - Construction d'un Projet professionnel Travailleurs Handicapés : Construire un projet professionnel prenant en compte les contraintes liées au handicap et les réalités du marché du travail, sur la base d'une évaluation approfondie des acquis de chacun et de ses potentialités.

jeudi 14 janvier 2010

Devoir du jour : répertorier le matériel multimédia du centre de ressources

Je suis en train de faire le répertoire des ressources informatiques, demandé par le directeur. J'aurai aimé faire ceci sur ACCES, mais Excel fera l'affaire pour l'instant. J'ai crée les champs qui me semblent pertinents (titre, étiquette, date, nombre de volumes, version, contenu, etc.) et j'ai trouvé que le matériel est assez ancien, un peu dépassé. J'ignore s'il y a un budget pour renouveler le matériel. Il faudrait installer ACCES et peut-être Publisher, vu qu'on a besoin.

En même temps, je suis disponible pour un groupe envoyé par la mission locale que fait le point sur ses compétences avec une formatrice, et je peux les aider à la mise en page de leur CV. J'ai trouvé un ancien copain du Greta, qu'apparemment, n'arrive pas à s'en sortir. C'est la galère quand on a vingt ans.

Appart cela, j'ai surveillé deux cours pendant un examen, et l'après-midi j'ai continué à faire l'inventaire et j'ai aidé les élèves de BTS ventes à mettre en forme leur CV et une affiche produit. Dommage que je sois enrhumé. Ça craint.


 


 

mercredi 13 janvier 2010

Les ateliers de formation de base

Je cite ce texte comme base pour prendre en considération pour mon rapport de stage, surtout quant aux ressources multimédia a utiliser.

http://www.illettrisme-ressources.com/p-67-atelier-formation-de-base.html

« Les ateliers de formations de base (AFB) représentent le dispositif institutionnel de lutte contre l'illettrisme

Ces ateliers de formation de base sont essentiellement financés par les crédits IRILL " Insertion-RéInsertion-Lutte contre l'ILLettrisme " (Etat et FSE). D'autres financeurs en fonction de leur compétence ou stratégie sur des publics ciblés peuvent également intervenir (par exemple, le Conseil régional pour le public jeune, les collectivités publiques pour les personnes en contrat aidé, les entreprises privées pour les salariés).

Ces sites AFB sont portés par des associations ou des organismes de formation et accueillent donc des personnes en situation d'illettrisme, scolarisées en France ou à l'étranger en langue française et ayant perdu ou n'ayant pas acquis la maîtrise des savoirs de base.

La formation proposée en AFB offre ainsi la possibilité à ces personnes de développer, de consolider et d'entraîner leurs capacités en lecture, écriture, et calcul mais aussi de renouer avec le plaisir d'apprendre.

L'offre de formation en AFB est permanente et gratuite mais non rémunérée. Elle peut être individualisée quand elle s'organise à partir d'un projet personnel ou professionnel.

Le dispositif AFB fait l'objet d'un suivi statistique régional dans le cadre d'un pilotage assuré par la DRTEFP. La gestion des financements attribués à ces actions de lutte contre l'illettrisme est départementale. Elle est faite par les DDTEFP sur leurs zones respectives.
 

Quelques définitions

Adulte en situation d'illettrisme
La personne a été scolarisée dans des conditions particulières (faible assiduité, mauvaise santé, problèmes d'environnement) et n'a pas été repérée dans ses difficultés linguistiques ou d'apprentissage durant sa scolarité primaire. La personne peut écrire, lire (et/ou s'exprimer) mais avec difficultés. Le recours à l'écrit n'est pas systématique.
La personne ne maîtrise pas suffisamment l'écrit (lecture/écriture) pour être autonome dans ses démarches de vie sociale ou professionnelle. Il peut s'agir de la non-maîtrise quasi-totale de la lecture ou de quelques lacunes dans un ou plusieurs domaines des savoirs de base.

Adulte migrant en situation d'analphabétisme
La personne n'a pas été scolarisée et est incapable de lire et d'écrire voire de parler dans une langue qui n'est pas la sienne.
La personne n'a pas été scolarisée et ne sait ni lire, ni écrire dans sa langue maternelle. Elle s'exprime à l'oral dans sa langue maternelle et peut s'exprimer à l'oral en français.
La personne n'a pas été scolarisée, mais, dans un autre pays que le sien, est capable de reconnaître des mots, des logos, et des chiffres. Elle s'exprime un peu à l'oral voire correctement en langue française.


 

Adulte migrant français en langue étrangère
La personne a été scolarisée dans sa langue maternelle et a acquis les savoirs fondamentaux. Elle ne connaît pas la langue française à l'oral et à l'écrit, mais peut utiliser ses bases pour apprendre.
La personne a été scolarisée dans sa langue maternelle, parle peu en langue française et ne connaît pas la langue française à l'écrit. Elle est capable de déchiffrer un document écrit.
La personne a été scolarisée jusqu'en secondaire et au-delà dans sa langue maternelle et peut apprendre à maîtriser la langue française en établissant un système de comparaison avec son système linguistique et ses connaissances culturelles. »


 

Chaque centre a une stratégie différente, toujours personnalisé, selon les difficultés réels du groupe ciblé et les demandes de la région (Pole Emploi ou d'autres). A suivre

Facebook

On parle souvent sur Facebook comme un réseau social : tout le monde peut retrouver ses copains d'antan et se faire de nouveaux amis : les amis de tes amis deviennent tes amis. Mais… On voit ton profil, tes photos perso, tes réactions, ta vie. Et les amis de tes amis savent qui tu es, ce que tu fais, où tu étais ce week-end, ce qui n'est pas bien quand tu as une réputation à soigner. Si ton employer te vois en train de rigoler à poil sur une photo quiconque, tu risques de te faire virer. Si tu publiques la photo de ton employeur en train de draguer sa secrétaire tu lui feras du mal.

Mais… Est-ce que une société informée a le droit de s'espionner ? Est-ce qu'on doit se cacher pour s'assumer tel qu'on est ? A force d'être prudents nous nous effaçons. Il y a une histoire de crédibilité, de respect, en fin, de limites. Tu peux raconter ta vie mais tu n'as pas le droit de raconte la vie de ton voisin, ni de ton prof, ni de ta petite amie Tu serais cinglé si tu t'occupes comme un voyeur de la vie des autres. En plus il y a de lois à respecter. Chaque individu a le droit à garder sa vie privée pour soi.

Disons que on peut critiquer l'entreprise, le centre de formation où on travaille ou on suit ses études, mais ce n'est pas bien de critiquer ouvertement à Monsieur X, à Madame Z, etc. A quoi ça sert ? On peut s'exprimer, bien sur, mais on n'a pas le droit de salir la réputation des autres.

De toute façon même une photo est subjective, elle est liée à un contexte. Et qu'est-ce qu'on fait en sachant qu'on est au courant de tout sur tout le monde ? On fait attention, on évite les flashes, on ne fait plus le clown. Sinon, c'est la dérive. Quand tu as moins de vingt-cinq ans, tu fais ce que tu veux, tu t'enfiches de tout le monde, ou presque. C'est ce qu'on fait quand on ne vit que jour le jour.

On croit qu'on a le droit de s'exprimer parce qu'on y pense ainsi. Ce qui est vrai et faux en même temps. On a le droit de s'exprimer, mais on n'a pas le droit de juger les autres, de se moquer des autres. Tout le monde n'est pas pareil. C'est dit, c'est publié, on le sait, on se moque, on perd la face. Facebook. Vaux mieux créer des avatars pour tout le monde. On y va ?

Enfin un peu d’action !

IL était temps  Hier après-midi je me suis occupé d'un groupe de BTS ventes. Ils étaient tous dans la salle de ressources et préparaient une fiche de produit sur Word. Cela veut dire, ils sont en train de travailler sur le descriptif d'un produit quiconque : un ordinateur portable pour jouer ; des vêtements, etc. Ils faisaient tous, selon la consigne, un document d'une page avec le titre créé avec Wordart, un tableau avec de puces personnalisées, et une deuxième page avec certaines images qu'ils avaient du mal à organiser. Comme ce n'était pas un cours sur Word, je suis resté discret par rapport aux instructions. J'ai simplement donné quelques conseils aux élèves en difficulté, surtout avec les puces sur le tableau, qu'ils n'arrivaient pas à mettre sur les marges. Ils faisaient cela au pif. J'ai eu pitié, je les ai donné un coup de main, et à un moment donné, hélas, j'ai pris la souris pour faire à leur place, mais après je les ai simplement montré comment faire.

Il y avait une fille qui avait du mal avec son travail. Je lui ai aidé comme j'ai pu, mais son problème dépassé le côté technique car elle était carrément démotivée. Elle savait qu'elle avait mal choisi son sujet, elle avait du mal à trouver des idées, et je voyais que son travail tournait à l'échec. Mais qu'est ce que j'aurais pu faire ? J'aurais aimé être son formateur pour lui proposer de changer de sujet, ou une autre approche. Les ordinateurs portables pour jouer avec une superbe carte graphique Nvidia de 1Go et un double processeur avec une mémoire de 3 Go ce n'est pas son truc. En faites, c'était du chinois pour elle, elle n'arrivait pas à s'accrocher. Donc, il vaut mieux choisir librement son sujet … quoique si on est dans la vente on n'a pas le choix. Certainement, il y a des aspects cachés qui nuisent l'aspect purement pédagogique de la chose.

Finalement, la séance c'était bien passé, et j'étais content de moi, de me rendre utile.

mardi 12 janvier 2010

Observation d’un formateur

J'ai rencontré Dom, le formateur de la formation en ventes. Il s'occupe aussi du groupe des compétences de base. Ce cours a été demandé par Pole Emploi. Je l'ai vu exercer ses fonctions, assis discrètement dans un coin devant un ordinateur. Il donne le matériel aux élèves, qui sont devenus déjà très autonomes, et il reste quand même à l'écoute des difficultés des élèves. Quelques uns travaillent avec l'ordinateur et d'autres répondent aux fiches de travail directement sur leurs cahiers. Ils ont accès à la plateforme du site du Centre, avec un identifiant, ce qui leur permet d'accéder aux ressources pédagogues répertoriés sur internet. Il faudra les mettre à jour. Quelques uns de ces sites sont trop scolaires, et je pense qu'un adulte se sent mal à l'aise quand on lui prend pour un enfant. Je sais qu'on besoin des supports simples ou adaptés, surtout adaptés, aux adultes en difficulté.

Ce cours c'était bien passé, même si j'ai l'impression que ce n'est pas facile de constater une évolution des apprenants. Je crois qu'il faut utiliser un peu plus l'outil informatique, surtout parce que son avantage ce l'utilisation du multimédia dans l'apprentissage : la vidéo, le son, i' interactivité (cliquer, refaire un exercice, obtenir un bravo !), ce qui est très motivant. Mais comme surement le formateur est payé de l'heure, il n'a pas le temps de faire mieux que ça, il se contente de se servir du matériel en papier qu'il possède déjà, sa richesse, son pouvoir, ce qui n'est pas négligeable. Mais à l'heure du numérique, il vaut mieux utiliser les moyens qu'on a, au moins sur internet. Je suis certain qu'on peut faire mieux.

Comment j’ai trouvé mon stage

C'était la prof de communication qui a eu l'idée, ou peut-être la directrice elle-même : vu les démarches pour trouver un stage étaient pénibles (même si notre diplôme commence a avoir une certaine reconnaissance dans la région), on nous a proposé d'interviewer les acteurs de la formation pour aboutir à une sorte de référentiel du formateur bureautique : quelles sont ses compétences, comment se passe une journée typique, quel est son rôle au sein de l'entreprise, etc. En écoutant les conseils du directeur du Pole Emploi, notre prof de TRE (techniques de recherche d'emploi pour les non initiés), j'ai étudié les sites internet des centres de formation ou je voulais faire mon stage, ce qui m'a permis de faire des lettres de demande de stage personnalisées, à la carte : ce qui a marché très bien. J'étais très impressionné de la rapidité de la réponse : j'avais presque toujours une réponse positive pour interviewer, soit, un formateur, soit, un responsable de formation, soit le directeur d'un centre de formation.

Ainsi, j'ai interviewé un ancien dufiste qui travaille au Greta, avec lequel j'étais très à l'aise. J'ai appris que d'être formateur en informatique c'est beaucoup de travail, parce qu'on continue à travailler chez soi pour préparer les cours et évaluer les contrôles, et parce qu'on doit apprendre sur le tas dès qu'un nouveau logiciel ou système d'exploitation apparaît, comme Windows Sept (en non Seven, comment veulent les snobs). 
Malgré cela, j'ai l'impression que ce dufiste reste toute de même posé et à l'écoute, motivé. Il m'a dit que la première année est très dure parce qu'il faut préparer sur le tas beaucoup de matériel, et qu'on arrive à s'en douter de ses compétences (on n'arrivera jamais !). Mais maintenant qu'il a acquit plus de responsabilités en tant que coordinateur de formation, et comme il n'est pas à plein temps il doit être très mobile pour se déplacer d'un centre de formation à un autre, en plus de ses responsabilités en tant que collaborateur pour la plateforme de formation à distance, qui commence à se développer (FOAD).



J'ai interviewé aussi la responsable de formation d'un Institut Consulaire. Elle avait passé par tous les échelons : elle était formatrice pendant des années, et après, on lui a donné plus de responsabilités jusqu'au jour elle est devenue la responsable et la main droite du directeur. Maintenant, dans ce poste qui lui va comme un gant, elle gère tout un centre de formation : les embauches, la programmation des cours, les relations humaines, la création des nouveaux cours. 
Elle m'avait dit qu'il fallait être au courant sur ce qui se passe dans la région, c'est ainsi qu'elle avait trouvé  l'idée d'un cours d'e-tourisme, ce qui n'est pas courant dans le cadre d'un centre de formation conventionnel. Word, Excel, PowerPoint, Acces 2003, Windows XP c'est bien, mais ce n'est pas tout. On dirait qu'on fait la pub pour Microsoft. 
L'informatique est très vaste, et ça change tous les jours, c'est ça qui est passionnant dans ce métier, les demandes des utilisateurs sont très variées. Si notre public est l'utilisateur courant de ces applications bureautiques, on ne va trouver du travail que dans quelques centres de formation pour un public jeune ou des filaires de secrétariat ou comptabilité. 
Je me demande toujours où se trouve cet étudiant désespéré qui va me demander demain un cours sur la fonction rang sur Excel (d'ailleurs j'ai trouvé un tutoriel en vidéo sur cette fonction sur internet, qui est très clair et simple).

Ce qui me reste de cette interview c'est que responsable de formation c'est un métier passionnant. C'est évident qu'il a de la pression parce que les partenaires économiques tels que le Conseil Régional donnent moins de fonds pour la formation, et qu'il faut chercher les sponsors ailleurs. Madame F.avait trouvé un commanditaire finlandais qui demandait un cours de français langue étrangère (FLE): là il y a de la demande. 
Et, à mon grand étonnement, depuis quelques années ils s'investissent dans la communication et le développement personnel, ce qui n'est pas bête. Appart le parcours scolaire conventionnel, il y a d'autres besoins qui jouent dans la réussite et l'épanouissement personnel. L'école à laissé de côté l'apprentissage de la gestuelle, l'éducation de la voix, l'apprentissage à travers le jeu, la prise spontanée de la parole, la dramatisation. Réussite ? Tu parles ! L'éducation en France est un grand échec. La preuve : comment est-il possible qu'il y a autant de désertion en première année à la fac ? Et que plus de 50000 étudiants échouent au bac ? Et qu'on n'a presque pas le droit de redoubler et qu'on traine avec ses incompétences ? C'est bête comme tout. On ne peut même pas avoir plus d'un choix quand on postule à la fac. Je rêve!

On est tellement axés sur une réussite purement intellectuelle (la fierté cartésienne) qu'on a du mal à se servir de sa tête d'une façon raisonnable et fonctionnelle. 
La tête sert à penser, à s'adapter au monde, à la société, a apprendre à vivre, à devenir soi-même, autonome et heureux si possible.


J'ai interviewé par la suite le directeur d'un grand centre de formation. Il voulait me rencontrer lui aussi parce que je me suis trompé dans la rédaction de mon mail, que j'ai écris rapidement juste avant un cours dans la salle d'informatique du CFC. J'ai écris que je voulais lui interviewer sur la restructuration de la Chambre de Commerce. Il était bien intrigué ce monsieur, il croyait que j'étais un inquisiteur de la CIA. Qu'est ce que je voulais bien savoir ? Il cherchait ma lettre presque impatiemment, et quand il l'avait sortit, il m'avait montré de son doigt cette phrase embarrassante : « la restructuration de la Chambre de Commerce ». Mais il s'agissait seulement de la restructuration du site du CEPPIC, qu'avait attirait tout mon attention. J'ai trouvé que c'était bien fait, que c'était beau, que ça donne envie de s'inscrire. Et le directeur m'a répondu : c'est du business. Le site était en effet impeccable, clean, autant à niveau de la forme comme du contenu. Et puis il y avait la communication, la PNL, Dreamweaver, Office 2007, Windows 7, le développement personnel dans toutes ses formes (même l'analyse transactionnel est incluse). Je comprends cet engouement pour le développement personnel, finalement ; il s'agit de l'humain : on passe la plupart de notre temps face aux autres, et souvent la communication se passe très mal. On n'ose aller pas plus loin d'un bonjour, bonsoir, on s'en fiche du reste. On est des instruments, qualifiés, souvent jugés ou évalués que sur des question professionnelle du métier ou de notre rôle et, je répète, on s'en fiche du reste. 

On fige des images, des impressions, comme si l'image était le réel, comme dans le mythe de la caverne de Platon, on a du mal a saisir le réel, finalement, qui est plus complexe et riche qu'un seul aspect, celui qui est pondéré, celui qui prend de l'importance selon le but qu'on s'impose dans la communication, ce qui est bien dommage. 
Bref, chez CEPPIC le client est le roi, et on fait des cours à la carte : il faut que le client soit content. Il a payé entre 400 et 800 euros pour une formation intensive, et il a le droit de repartir content, qu'il saura créer des sites web avec Dreamweaver dans 2 jours, qu'il saura gérer un conflit relationnel au sein de son entreprise, qu'il pourra en fin décoder la gestuelle pour prendre les bonnes décisions par rapport à un collège qui le casse les pieds, etc. J'ai eu mon stage pour mai/juin. Et le jour J je serai là à 8 heures piles du matin.


J'ai rencontré par la suite le responsable de formation de Toshiba. Une grande boîte. J'ai vite compris que je n'avais pas ma place là-bas car ils travaillent avec la base de données Oracle. Ici les employés demandent des formations spontanément ou à la demande de l'employeur. La formation demandée doit correspondre à un but professionnel, par exemple, se perfectionner en anglais commercial. Mais, se former permet aussi de se qualifier pour demander plus de responsabilités. Et souvent, on peut former quelqu'un pour qu'il trouve sa place ailleurs ! De toute façon ce qui est essentiel, m'a dit le responsable, c'est d'être motivé pour arriver jusqu'au bout. Si l'employé n'est pas motivé, ça ne passe pas. Et tout le monde est gagnant quand un employé est formé.



Finalement, j'ai rencontre le directeur d'Éducation et Formation, qui m'avait dit d'emblée qu'il fallait que le stage soit un investissement intéressant autant pour lui que pour moi : il m'a proposé des tâches, voir un projet pour faire le bilan des ressources pédagogiques en informatique, donner des cours d'informatique, et surtout, l'aide individualisée aux stagiaires, qui, à tout hasard, se trouvent en ce moment en stage, comme nous. Il m'a demandé aussi de l'aider dans la recherche des ressources pédagogiques pour la plateforme éducative du Centre. Ce que je fais depuis hier, à part de m'occuper des stagiaires dans le centre de ressources.

Le directeur m'a dit qu'ici on est en concurrence avec Fodeno et Forjecnor 2000. En janvier c'est la présentation de projets pour le Conseil Régional. Le directeur est presque débordé. Je me demande pourquoi il travaille seul. Je crois que ses conseilleurs se trouvent à l'extérieur. Il n'est pas là aujourd'hui. Mais on a du boulot quand même.



En ce moment je suis seul avec les secrétaires Steph (formatrice aussi) et Sab, et j'ai fait connaissance de la formatrice d'anglais, une jeune fille très sympathique.